En guise de conclusion (2016)

 

40feb7a0178958098783539c6945f687Laisse-moi t’expliquer ce que je ressens précisément… Je suis allongée en chien de fusil, ton sexe dans ma bouche… mes lèvres coulissent lentement et ma langue est très active… j’entends ta voix, ta voix qui m’a troublée avant même que je te voie, tu sais depuis longtemps déjà l’effet que ta voix a toujours produit sur moi… j’entends tes mots… « oh… tu me fais du bien… ! »

Je n’aurais jamais cru au pouvoir aphrodisiaque de ces mots, mais quand tu les prononces, même si tu ne me touches pas, mon sexe se gonfle, c’est comme si les parois de mon vagin se contractaient, se dilataient au rythme de tes mots…

Tu malaxes mes fesses, ou tu leur mets une douce claque… –je n’ai jamais ressenti ni douleur, ni sensation désagréable c’est pour ça que j’utilise cet oxymore « douce claque »– alors, je sens mon anus se tendre vers ta main…

Je ne veux pas que la sensation divine de ton sexe coulissant dans ma bouche s’arrête, alors mon corps se charge de t’indiquer vas-y je suis prête… vas-y, j’en ai tellement envie… ! et quand je sens le bout de ton doigt tourner autour, puis doucement me pénétrer, je sens mon petit trou se faire de plus en plus accueillant. Ton doigt entre plus profond et les sensations sont décuplées…

Je suis à quatre pattes… je sens ton gland dur, bouillant et humide exciter ma fente de l’anus au vagin, du vagin à l’anus… il y a ce bref dilemme, mais presque simultanément nos corps décident… j’ai remarqué que tu es toujours extrêmement dur et bouillant quand tu vas me sodomiser… du moins, c’est ce que je ressens… et je sais ce que nous allons faire rien qu’au degré de dureté et de chaleur émis par ton gland…

Quand il est tellement dur et que tu me pénètres au ralenti… je sens chaque millimètre de mon cul se dilater… et les textures de ton sexe se différencier l’une de l’autre… déjà, ce ne sont pas les mêmes sensations avec le bout de ton gland qu’avec ton doigt… je ressens vraiment la différence et tu ne peux pas imaginer une seconde l’effet érogène que ça me procure… !

Ton gland ne force aucunement le passage, vraiment mon cul t’accueille avec plénitude –je ne trouve pas de mot plus précis que « plénitude »– c’est toujours très doux, très agréable sans être mièvre ou tiède…

J’aime cette fraction de seconde où le bourrelet à la base de ton gland s’introduit à son tour… je sais bien que la différence de diamètre est minime, mais là, c’est comme si maintenant, mon cul pouvait t’attirer au plus profond…

Les sensations quand tu es plus profond sont plus vives, mais aucunement douloureuses… plus tu entres, plus j’ai envie de te sentir complètement en moi… j’ai envie de sentir tes couilles heurter mes lèvres, parce que je sais qu’après quelques secondes, tu feras le chemin inverse… que je sentirai toutes tes veines, tous tes reliefs me parcourir encore une fois…

J’aime tout autant me sentir pleine de toi… dilatée à l’extrême, que sentir ton sexe sortir pour me pénétrer à nouveau…

Les sensations sont radicalement différentes, mais elles me procurent tout autant de plaisir… Je jouis vraiment de te sentir entrer, me dilater, la lente progression, mais quand je suis pleine de toi… oh…. c’est comme si nous fusionnions… comme si ton corps et le mien ne faisaient plus qu’un.

Je suis tellement serrée autour de ta queue que mes parois internes m’indiquent aussi précisément que le font mes lèvres, ma langue et ma bouche à quelle étape de ton plaisir tu en es… je sens ces fourmillements parcourir cette espèce de grosse veine le long de ta hampe… et putain… ! C’est hyper bon… ! Comme une caresse bonus… ! Même si l’image te fait sourire, je n’en vois pas de plus précise.

Tu n’aurais pas besoin de me dire « je vais jouir… oh… je vais jouir… ! » Mais comme j’aime t’entendre prononcer ces mots !

Je me laisse aller à mon plaisir, à ma jouissance tout en retenant le cri que je voudrais pousser… au départ, c’était pour ne pas réveiller les voisins, puis pour ne pas nous faire repérer, mais j’ai compris aussi qu’en le retenant, mon orgasme était accru… je ne saurais t’expliquer pourquoi…

Je sens vraiment quand tu éjacules, sans doute parce que les spasmes de mon corps enserrent encore plus fort ton sexe, que je ressens vibrant juste avant l’explosion… j’étais à chaque fois en train de jouir quand tu as éjaculé en moi et te sentir jaillir a décuplé avec une force incroyable mes sensations…

J’essaie de me remémorer et les yeux dans le vague… je ne peux que dire « putain… c’était tellement bon… ! tel-le-ment bon… ! » et ta voix et tes mains sur mes hanches… !

À ce moment précis, je reprends conscience du reste de mon corps…

Pas une seule fois, je n’ai ressenti la moindre douleur, la moindre gêne pendant ou après une sodomie… deux détails me rendent perplexe, c’est que je trouve ça plus jouissif, bien plus jouissif qu’une pénétration vaginale… mes sensations sont décuplées et ça, je n’aurais pas cru que ce fut possible… et encore moins que la jouissance quand tu m’encules soit encore plus violente que lorsque je te suce !

Étrangement, je me suis jamais sentie autant femme dans un rapport hétéro que pendant une sodomie…

Clap de fin

Puisque toutes les histoires ont  une fin, puisque ces rêves que l’on fait, ces rêves auxquels on veut croire envers et contre tout, malgré les évidences qui scintillent comme les alertes d’un danger imminent, puisque ces rêves finissent par se fracasser sur le mur de la réalité…

Puisque le choc et la douleur sont aussi violents que ceux d’une moto percutant à 100 km/h un mur de béton, puisque j’ai toujours su que notre histoire se terminerait ainsi… brutalement… que je me réveillerai de ce rêve avec l’envie de ne plus y replonger, j’ai engrangé au fond de mon cœur, au fond de mon âme, dans chaque cellule de mon corps des milliers de sensations, toutes très agréables… pour que mon chagrin ne se transforme jamais en amertume…

De nous deux, je ne garderai que ces sensations, je ne veux me souvenir que de ça… Je veux que le souvenir de nous deux soit aussi beau que les rêves auxquels je me raccrochais dans les moments de doute… Ces sensations qui effaceront, avec le temps cette gifle, cette phrase immonde de cynisme avec laquelle tu voulais me mettre à terre… sûr de sa portée et de son effet dévastateur…

Tu ne m’as pas regardée en la prononçant… elle se confond désormais avec le brouhaha qui régnait à la terrasse de ce café… En revanche, le plaisir que tu m’as offert, celui que je t’ai offert en retour… se sont gravés si profondément en moi qu’ils ne s’effaceront jamais… c’est ce qui a toujours fait, ce qui fera toujours la différence entre nous deux…

FIN

Quelle autre chanson illustrerait mieux ce que je ressens en me levant de cette table, sur cette terrasse ?
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