L’automne à Paris (2015)


Cette chanson m’accompagnait en me rendant à ce rendez-vous

Jardin du Luxembourg, au milieu de l’automne, le temps est assez menaçant pour chasser les inopportuns.

Je suis assise sur ce banc, un peu à l’écart des allées les plus fréquentées, penchée sur mon livre, je ne vois que les pieds des passants qui rejoignent, d’un pas rapide, le musée et son exposition sur Fragonard.

Exposition que nous avons prévu d’admirer.

Je reconnais ton pas décidé et je remarque que celui de Pablito est à la fois plus léger et plus hésitant.

Vous vous asseyez à mes côtés. Tu laisses Pablito s’installer à ma gauche et je sais que ce n’est pas par hasard. Je t’embrasse pour te saluer. J’embrasse ensuite Pablito.

Son sourire ne parvient pas à effacer tout à fait son air quelque peu craintif.

Je le rassure en lui disant que je vais y aller progressivement, que tu seras là pour nous servir de guet. Tu as suffisamment d’expérience, désormais, pour éviter qu’on se fasse surprendre.

Je glisse ma main gauche dans la poche de Pablito qui sursaute. La peur d’être surpris l’empêche de bander tout à fait.

Nous engageons la conversation. Ta main dans ma poche, glisse le long de ma cuisse.

– C’est fou ! Je sais exactement quel porte-jarretelles tu as mis !

– En quoi c’est étonnant ?

– Je suis étonné de pouvoir le reconnaître sans le voir…

– Ça ne veut dire qu’une chose, mon Prince, il est temps que je m’en rachète de nouveaux… !

Pablito a glissé sa main dans l’autre poche, le contact de ma cuisse le fait bander un peu plus fort.

– Je n’ai pas le droit à ta main dans ma poche ?

Je te regarde d’un air prétentieux et fais non de la tête. Je préfère laisser ma main droite reposer innocemment sur mon genou.

Tu te penches vers Pablito, attrapes sa main et la guides à la naissance de mon bas, à l’intérieur de ma cuisse.

– Glisse ton petit doigt entre sa peau et son bas… tu sens comme c’est bon ?

– Oui… oh… oui !

– Je ne te parle pas, mon insolente, c’est à Pablito que je pose la question !

Nous rions tous les trois. Pablito est désormais tout dur dans ma main. Je commence à le branler doucement.

Ma main droite s’agite sur mon genou.

Je te regarde.

Nous nous sourions.

Du mieux que je peux, je déboutonne ta braguette et je plonge ma main dans ton pantalon pour en sortir ta queue. Ton regard, ton sourire me font regarder Pablito.

Ses yeux se sont exorbités, pourtant, il n’a jamais bandé aussi dur qu’en ce moment.

Vos deux sexes sont si dissemblables et tellement tentants… !

J’ai une folle envie de te sucer, mais si je le fais, je serai obligée de lâcher la queue de Pablito… Et je n’en ai aucune envie, parce que j’aime en sentir tous les reliefs dans le creux de ma main.

Il se laisse enfin aller, je le branle doucement, de la base jusqu’au gland, plus concentrée sur mon propre plaisir que sur le sien.

Je sens mon sexe devenir de plus en plus chaud, de plus en plus mouillé sous vos doigts.

Vos doigts qui se rejoignent, vos doigts qui se caressent, qui entrent et sortent. Parfois ensemble, parfois les uns après les autres.

Je suis tellement bouillante, tellement trempée que je sens la fraîcheur de l’air entre mes cuisses.

Je n’aurais jamais pensé prendre autant de plaisir à me sentir écartelée, fouillée par deux mains en même temps.

Je n’y tiens plus. Il n’y a personne à proximité.

Je cesse toute caresse pour débraguetter Pablito qui devient ma victime consentante.

La vue de son sexe pâle, tendu m’électrise.

Tu as parfaitement compris ce qui va se passer. Nous nous levons presque en même temps.

Je sors complètement le sexe de Pablito de son pantalon et avant de me retourner et de m’empaler dessus, j’ai le temps de croiser son regard incrédule, surpris, follement excité et vaguement craintif.

Tu le rassures en lui faisant remarquer que l’allée est vide et en lui promettant de le prévenir à la moindre alerte.

Je chevauche Pablito en lui tournant le dos, son gland à l’entrée de mon vagin est bouillant et vibrant. Je glisse lentement le long de sa queue et je lui demande s’il préfère agir ou se laisser faire.

Les mots ont quitté son cerveau. Tout ce qu’il parvient à me répondre c’est

– Oh… hummmm…

Alors, je commence mes va-et-vient… surtout ne pas faire de mouvements trop rapides, trop brusques…

– Comme tu es bouillante, ma jolie… et comme tu mouilles… !

Les mots de Pablito me font battre le cœur, m’excitent au-delà du raisonnable.

Tu es debout devant moi, ton sexe à quelques centimètres de mon visage.

Je te souris. Tu me souris. Pablito gémit. Tu le regardes tout en mettant ta queue dans ma bouche.

– Oui… c’est ça… ! Déglutis, ma Fée !

Pour rester discret, tu ne bouges pas non plus. Tu laisses à ma bouche et à ma langue le soin de nous donner tout le plaisir dont nous avons envie.

J’ai l’étrange impression de me dédoubler.

Mes cuisses se lèvent, s’abaissent pour me faire coulisser le long du sexe de Pablito, qui a désormais ses mains dans chacune de mes poches.

Ma bouche et ma langue se font savantes autour de ton sexe gonflé.

Je m’aperçois rapidement que je ne te suce pas au même rythme que mes va-et-vient sur Pablito.

Il a remarqué que ses caresses me font vibrer, me cambrent. Il en joue et fait de moi son instrument.

– Oh… c’est bon… ! Putain… c’est bon… ! Comme… comme tu mouilles, ma jolie…! Oh… ! Tu me fais tellement de bien…!

La pluie commence à tomber plus drue. Dans cette allée isolée, nous ne serons pas dérangés… Alors, mes mouvements se font plus amples…

Enfin, j’attrape tes hanches et te fais aller et venir dans ma bouche…

– Ma fée… cette pipe…

Je n’entends pas la fin de ta phrase. Peut-être ne l’as-tu pas terminée, à moins que ce ne soit cet orgasme que vous m’offrez qui m’ait rendue sourde…

Mes oreilles bourdonnent, je n’entends que les palpitations de mon sexe, les battements de mon cœur…

J’entends, comme s’il était loin de moi, le râle de Pablito et je le sens jouir au fond de mon sexe.

Je cesse tout mouvement. Nous restons figés dans mon plaisir, dans celui de Pablito.

Puis, tu lui demandes de prendre ta place et de te laisser la sienne.

Je quitte à regret cette position pour m’empaler, avec un plaisir infini, sur ton sexe plus court, mais plus gros.

Pablito a refermé sa braguette, mais il se tient devant moi, comme tu l’étais il y a peu.

Tes mains sur mes hanches, tu me fais aller et venir, tu imprimes la cadence et je me laisse faire avec un profond plaisir.

Tes mouvements sont amples et rapides. Tu dis que tu aimes me baiser alors que ma chatte est remplie du plaisir que j’ai offert à Pablito.

Tes mains viennent se glisser dans mes poches et tes doigts se crispent tellement sur mes cuisses quand tu jouis que ça pourrait en devenir douloureux, si ce n’était si agréable.

Tu jouis planté en moi puis, tu fais rouler mon clitoris entre ton pouce et ton index.

– Oui… c’est ça… laisse-toi aller, ma douce… jouis… oui… jouis comme ça… !

Pablito me prend le menton, relève mon visage pour que mes yeux croisent les siens.

– Que tu es belle !

La pluie nous force à interrompre cet instant de grâce et c’est presque en courant que nous nous dirigeons vers le musée pour admirer ses œuvres galantes et libertines d’un Fragonard amoureux.

Le 13 novembre c’est la journée de la gentillesse 

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