Deuxième escale (2015)


Envie d’écouter ça, en ce vendredi si chaud… si propice aux souvenirs…

Ce rendez-vous, je l’avais imaginé, je l’avais fantasmé.

Pourquoi et comment ai-je pu croire qu’il se passerait comme je l’avais rêvé dans ce café, en attendant ta venue ?

Pourquoi et comment n’ai-je pas intégré que ce sont les situations, le bruissement des feuilles, le vent, une ombre projetée sur le sol, nos sourires qui se répondent, qui guident nos rendez-vous ?

Bien sûr, j’aime me laisser emporter, mais je ne comprends toujours pas pourquoi je les imagine, tout en sachant que rien ne se passera comme prévu.

Nous revoilà donc dans ce parc, que nous faisons nôtre en ce moment.

J’ai l’image d’un écrin pour notre plaisir.

J’aime nos discussions à propos de tout et de rien. Les vannes qu’on se balance juste pour le plaisir de rire ensemble de nous-mêmes. Sans nous sentir jugés.

Il s’est passé suffisamment de temps, nous avons traversé, chacun de notre côté, assez d’épreuves pour avoir une idée assez précise de ce que nous attendons de notre relation.

Et le respect mutuel nous autorise à la plus grande franchise.

Je ne veux ni bague, ni bouquet de fleurs, ni promesse, le plus beau des cadeaux, le plus bel hommage, c’est de savoir que tu es heureux d’être à mes côtés… et, naturellement, nos plaisirs unis, qui se répondent l’un l’autre.

Nous devisons, parfois gaiement, parfois plus sérieusement, tout en buvant ce rhum que j’ai décidé de t’apporter à chacun de nos rendez-vous. Je sais que je les réussis et je suis contente de voir que tu les apprécies.

J’aime aussi, au beau milieu d’une phrase, me pencher sur ton sexe et le sucer.

Même pas pour le plaisir de te surprendre, juste parce que j’en ai l’envie.

J’ai parfois l’impression que tu ne comprends pas le plaisir infini que j’éprouve quand je te suce. Ce sentiment de liberté absolue, de me laisser guider par les sensations de ma bouche, de ma langue.

Quand je te suce, tu me fais l’amour, je te fais l’amour, nous faisons l’amour tout autant que lorsque tu me pénètres.

Je n’ai même pas besoin que tu me caresses pour jouir.

Même si je trouve toujours tes caresses délicatement, violemment précises et divines.

Quand, alors que je suis à califourchon sur tes cuisses, tu me pénètres, je me sens bien, comme complète.

J’aime sentir la mécanique de nos corps s’emboîter à merveille. Ton sexe a la taille idéale pour mon vagin. Nos mouvements s’harmonisent naturellement.

Et quand mon regard extatique croise celui de ce jeune homme, et que tu décides d’arrêter là cette galipette, je n’en ressens aucune frustration.

Je n’y avais pas pensé une seconde auparavant, mais la vision de ton sexe dressé, un peu brillant, me donne, une fois de plus, envie de te sucer.

Alors, commence cette sorte de danse, nous varions les positions, nous les varions au gré de notre fantaisie, tout en poursuivant notre discussion, en nous interrompant pour fumer une cigarette ou boire une gorgée de rhum.

0DCA83FF-6447-4883-B851-BAEAE5001D3FParfois je te regarde, parfois ma vue se perd dans le paysage…

J’aime tout autant regarder Paris en ce début de soirée, que tes yeux, la commissure de tes lèvres, la courbe de ton nez -que je persiste à trouver éminemment sensuel-.

J’aime aussi te savoir amusé à propos de la relation particulière que j’entretiens avec ta queue.

Quel intérêt aurais-je à te cacher qu’elle m’attire comme un aimant ? Oui, quand je la vois, j’ai envie de la toucher, de l’embrasser, de la sentir ! Et alors ?

Je sais que tu prends ce constat avec autant de naturel que moi. Je ne suis pas heurtée que tu trouves ça amusant. Plaisant, flatteur, mais amusant aussi.

J’aime que nous ne nous fassions aucune promesse, aucun serment. Pour l’instant, nous aimons cette complicité, nous ne savons ni l’un, ni l’autre combien de temps elle durera, mais est-ce que ça a la moindre importance ?

Nous nous connaissons assez pour savoir combien nous méprisons les conventions sociales, les « ça se fait ; ça ne se fait pas ».

Nous sommes bien ainsi, c’est la seule chose qui importe.

Je n’ai aucune envie de jouer un rôle et toi non plus.

L’heure de nous séparer est venue. Nous nous quittons sur l’envie de nous revoir dès que possible. Où et quand ? Ni toi, ni moi n’en avons la moindre idée, mais une chose est certaine, c’est qu’à cet instant précis, nous en avons une folle envie.

Notre prochain rendez-vous, je sais que je le fantasmerai, et je sais tout autant que rien ne se déroulera comme je l’aurai rêvé.

Ça n’en sera que meilleur !

Impression nocturne et estivale

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