Punie (2015)


Du bout de mon index, je suis la courbe de ton nez en cherchant à comprendre pourquoi et comment tu peux ne pas l’aimer…

Je suis assise sur tes genoux.

Le soleil filtre à travers les feuilles de cet arbre, contre lequel tu vas t’adosser d’ici peu… Leur ombre projetée te donne un air d’ocelot ou de léopard.

Tu m’embrasses avec tout ton talent pour que je cesse de te caresser.

Nous n’avons guère plus qu’une heure ou deux devant nous. Je te sens fébrile.

– Pas ici…

Tu veux que je m’asseye à tes côtés, ton geste était sans équivoque.

Tu te lèves brusquement et tu t’en vas me laissant abasourdie.

Tu fais quelques pas, te retournes et me dis :

– Qu’est-ce que tu fous ? Viens !

Nous sortons du parc.

Tu t’engouffres dans cet hôtel, tu m’as demandé de t’attendre à l’extérieur.

J’ai à peine de temps d’allumer, nerveuse, une cigarette que tu réapparais. Ton sourire lumineux te rend irrésistible.

Ta plaisanterie à propos de ce que je pourrais faire, pour combler ma bouche et occuper mes mains, me fait éclater de rire.

Arrivés dans la chambre, tu t’excuses de son côté minable. Je ne comprends pas pourquoi. Tu sais bien que je n’y accorde aucune importance !

Je retire un à un les boutons de ta chemise.

Ta peau est moite et je te dis que j’aime ça.

J’aime aussi t’entendre soupirer quand je descends ton pantalon.

Et aussi, regarder ton corps qui me désire.

Je m’allonge à tes côtés et nous nous caressons tendrement.

Je sens la moiteur de mon sexe avant même que tu le caresses.

Tes doigts entrent et sortent… floc… floc…

Ma main te branle avec ampleur… hmmm… hmmm… de l’autre, je caresse le contour de ta bouche… tu cherches à attraper mes doigts avec tes lèvres, mais je ne te laisse pas faire.

Je les éloigne pour caresser ta mâchoire virile, puis, remonter vers ton oreille, là… à la naissance de tes cheveux…

Ça nous électrise immédiatement.

Ta langue danse avec la mienne, une danse lascive…

Un de ces baisers magiques qui me rendent folle, qui te rendent fou…

Tu me regardes de tes yeux ardents.

Je sais que les miens le sont aussi.

– Prends-moi…

– Comment ? Comme ça ?

Tu entres en moi, alors que je suis allongée sur le dos.

J’ai à peine le temps de goûter à ce plaisir de me sentir pleine de toi, que tu sors.

– Ou comme ça ?

Tu as attrapé mes jambes, les as relevées et posées sur tes épaules. Je sens ton gland tout au fond de moi. C’est tellement bon… J’ai l’impression que je commence à couler…

– Ne ferme pas les yeux !

Je t’obéis, alors, tu sors à nouveau de ma chatte. Tu me tournes sur le côté.

– Comme ça ?

Ta voix se fait vibrante, je ne peux que gémir de plaisir…

Après quelques mouvements, tu sors à nouveau…

Tu m’allonges de l’autre côté, positionnes mes jambes autrement, je me laisse faire… comblée de me sentir soumise à ta fantaisie.

– Comme ça ?

– Hmmmmmmmmmmmmm !

– Tu aimes bien ça, alors… ? !

Mon sexe coule tellement… je sens le couvre-lit humide sous ma cuisse.

Et tu ressors…

Tu me retournes sur le ventre, et tu entres, une fois encore, en grognant d’excitation.

Ta main, sous mon ventre, caresse mon clito. Tu me laisses jouir… tu me connais, tu sais que cet orgasme ne sera que le premier d’une série.

Je sais que tu aimes sentir mon sexe palpiter autour du tien.

Et tu sors encore…

Tu me remets sur le côté, t’allonges tête-bêche.

– Suce-moi un peu…

Je ne suis que plaisir…

Ton sexe dans ma bouche, ma langue qui le lèche avidement, mes mains parcourent tes reins, tes fesses, tes cuisses…

Ta langue est magique et tes doigts… tes doigts qui me fouillent…

– C’est encore meilleur quand tu viens de jouir…

Tes mots, ta bouche, ta langue, tes doigts… je jouis une fois encore en te faisant grogner…

Tu es sorti de ma bouche, tu ne veux pas jouir tout de suite.

Je te caresse l’entrecuisse du dos de ma main, pendant que tu te délectes de ma jouissance.

Ton sexe perle, ton gland semble au bord de l’explosion.

Je me demande si ça ne t’est pas un peu douloureux, mais garde cette interrogation pour moi.

Je me retrouve penchée sur ce petit bureau sans savoir comment.

Tu entres en moi, tu grognes et je feule.

Je me cambre pour que tu sois encore plus profond en moi.

Tes va-et-vient sont de plus en plus amples.

Tu sors à nouveau.

Me laissant pantelante.

Je n’ai même pas la force d’ouvrir mes yeux, de tourner mon visage pour regarder ce que tu fais.

Je sens le tissu un peu au-dessus de mes genoux et je comprends que tu as entravé mes jambes avec ton pantalon.

Tu aimes te sentir encore plus à l’étroit, tu me le dis.

– Tu aimes ça ? Hein ? Dis-moi que tu aimes ça… !

Une main sur ma hanche, l’autre sur mon clitoris, les mouvements de ta queue devenue plus énorme encore, je ne peux que crier.

Tu lâches ma hanche pour m’agripper l’épaule.

J’ai l’impression de sentir ton jet quand tu jouis tout au fond de moi en poussant ce cri rauque que j’aime tant…

Quand nous nous disons au revoir devant cet hôtel, tu me dis :

– Fallait pas me toucher le nez… à chaque fois que tu le feras, ce sera ta punition… Compris ?

– Compris.

Un dernier baiser et nous nous séparons, non sans que je n’aie, insolente, caressé l’arrête de ton nez…

Une envie

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2 réflexions sur “Punie (2015)

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