Na terça de manhã (2015)


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Chanson de circonstance

Je me réveille avec ce sentiment de plénitude qui m’envahit souvent lorsque nous dormons ensemble.

Tu es encore sur moi. J’ai un sourire amusé parce que tu bouges plutôt pas mal dans ton sommeil, sauf quand tu es épuisé. Je le sais parce que tu me l’as dit et que tu avais ri devant mon air incrédule

. – Ne te fie pas à nos nuits, je suis toujours épuisé quand je dors avec toi !

Et tu es sur moi, tu n’as pas bougé, certainement épuisé une fois encore…

Mais tu respires calmement.

Je ne peux pas voir ton visage blotti dans le creux de mon épaule.

Ton sexe est presque sorti du mien. Lui aussi se repose. Je voulais le réveiller un peu en contractant mon vagin, mais j’ai juste réussi à l’expulser tout à fait.

J’aime cette sensation de ton corps lourd sur le mien. Il ne m’oppresse pas.

Il me donne un sentiment de force incroyable.

Et, étrangement, la preuve de la confiance que tu me portes.

Je caresse doucement, de l’extrémité du bout de mes doigts, ton dos, le haut de tes cuisses, tes fesses.

Tu ne bouges pas.

Ta respiration est toujours aussi calme.

Je voudrais passer ma main dans tes cheveux… t’embrasser le creux de l’épaule, mais j’ai trop peur de te réveiller.

Alors, je m’abandonne sous ton poids, mes mains posées sur tes fesses que je caresse doucement.

J’aime bien cette partie de ton corps, la naissance de tes fesses, à moins que ce ne soit le haut de tes cuisses… Je ne sais pas trop…

Tiens, tu as toujours le plug en toi ! Et quand je l’ai effleuré, ta queue a durci d’un coup.

– N’arrête pas, ma fée… !

T’es-tu rendormi ou profites-tu de ce réveil tout en douceur ?

J’aime bien quand ton sexe retrouve le chemin du mien, sans que nous ayons besoin de les guider.

L’image qui me vient immédiatement à l’esprit, va savoir pourquoi, est celle d’un gamin qui passe la tête par la fenêtre entrouverte, sans entrer dans la maison, sans un mot, juste pour voir si son copain est là, prêt à aller jouer aux billes ou au ballon dans la cour.

Je ne te le dirai jamais. J’aime ces petits secrets à propos de nous deux, je les conserve précieusement dans un recoin de ma mémoire.

– Je crois que mon gland a froid et soif…

– Ne me fais pas rire, il n’est pas assez vigoureux pour rester en moi si je rigole…

– Tu as vu comme ils s’entendent bien, tous les deux ? Ils n’ont même plus besoin de nous pour jouer ensemble !

e20dcee6En me disant ces mots, tu m’as regardée et j’ai lu dans tes yeux que cette pensée, que je voulais garder secrète, nous la partagions.

Ce qui a fait battre mon cœur un peu plus fort…

Tu l’as remarqué et j’aurais pu pleurer de bonheur quand tu as caressé tendrement ma joue.

Combien de temps sommes-nous restés ainsi, enlacés dans cette étreinte d’une infinie douceur ?

Enfin, nous nous sommes préparés pour prendre notre petit-déjeuner dans ce quartier que tu aimes tant et que tu veux me faire découvrir.

J’ai été plus rapide que toi.

Tu finis de te préparer.

Je regarde par la fenêtre la ville qui s’étend devant moi.

Tes mains posées sur mes hanches, tu me demandes ce que je fais.

– Je vérifie que c’est bien le soleil qui inonde notre chambre de cette jolie lumière…

– Ouvre la fenêtre en grand, j’ai envie de te faire l’amour face à Lisbonne.

Taquine, je te demande :

– D’autres desiderata ?

– À ton avis, ma douce ?

J’aime ton éclat de rire, je devine tes yeux malicieux.

Et excités.

Tu aimes te laisser guider par les fantasmes, qui jaillissent de mon esprit.

J’aime tout autant suivre les tiens.

ec34ebdaMe voilà donc, vêtue de ta chemise, de ton boxer et de ton pantalon à regarder par la fenêtre grande ouverte.

J’écoute les bruits qui montent de la rue, ces voix qui s’interpellent et je te sens dans mon dos, déjà dur de ton désir pour moi, excité par la situation.

Tes mains sous ta chemise caressent mes seins.

J’aime porter tes vêtements imprégnés de ton odeur.

J’aime tes baisers un peu fous dans mon cou.

Tu respires comme un taureau.

Tu sens mon désir rien qu’en me caressant les seins.

Tu me le dis.

– Garde tes mains sur le rebord de la fenêtre… laisse-moi faire… laisse-toi faire…

Mon regard se noie dans la ville…

J’aime vraiment la façon dont tu me caresses… tes mains sous ta chemise, comme si tu découvrais mes seins…

Tu prends ton temps.

Parfois, tu t’éloignes de mon corps.

Parfois, tu te colles à lui, en frottant ta queue sur mes fesses.

Les clameurs de la ville se font plus fortes.

Alors, tu glisses une de tes mains dans une de tes poches magiques.

Je me cambre un peu plus encore, sans que tu aies besoin de me le demander.

Tu malaxes mon sexe au travers de ton boxer.

– Il est déjà tout trempé ! Pourquoi tu mouilles comme ça ? Dis-moi, pourquoi ?

– Parce que c’est toi… parce que c’est moi… oh… ! N’arrête pas… n’arrête pas…

Ma voix est étrange, à la fois envoûtante et envoûtée.

Je jouis doucement sous tes caresses, dans un soupir rauque.

– Tu me rends fou à t’offrir ainsi à moi… tu me rends fou… ! Fou de désir et de bonheur… !

Tu prends tout ton temps… tout ton temps…

Tu dégrafes le premier bouton. Je sais que tu voudrais m’arracher ton pantalon, mais tu te forces à cette lenteur.

À ma demande, tu me parles en portugais.

C’est étrange comme ta voix est différente dans cette langue…

Plus intime.

Plus sensuelle.

Ce que je n’aurais jamais cru possible.

Je me dégage de ton étreinte pour me retourner et t’embrasser.

Mon regard glisse le long de ton corps.

Ton sexe aussi me semble différent… le gland gonflé de désir, turgescent, prêt à exploser.

Nos langues mêlées, je te caresse doucement les couilles et tu gémis en portugais dans ma bouche.

Tu me retournes à nouveau face à la ville et dégrafes un autre bouton.

Tu passes ta main sous le boxer et malaxes ma vulve bouillante et humides comme pour te l’approprier.

Je me retourne et m’agenouille.

– Oh… ! Ta bouche… ta langue… ne va pas plus vite… profite et laisse-moi profiter… oh… tes petits doigts… on dirait que tu en as mille… !

Puis, tu continues en portugais… tu passes d’une langue à l’autre sans t’en apercevoir.

Tu me retournes et retires encore un bouton.

Je jouis pour la deuxième fois… un peu plus violemment que la première.

Tu laisses échapper une exclamation de joie.

Tu n’y tiens plus, tu descends ton pantalon. Comme il n’était pas totalement déboutonné, je sens sa caresse rugueuse le long de mes cuisses.

Ce qui m’électrise d’avantage.

Tu t’agenouilles et viens goûter mon plaisir au travers de ton boxer.

Je jouis à nouveau.

Le pantalon aux chevilles. lisbon

Je n’entends plus les bruits de la ville.

Comme si nous étions blottis dans une bulle de plaisir.

Tu te décides enfin à descendre le boxer et je comprends que tu t’extasies à la vue de ma chatte brillante, même si tu ne me le dis pas en français.

Tu me demandes de ne pas me retourner, tu t’éloignes et quand tu reviens, ta langue fouille mon sillon.

Tes doigts écartent mes fesses. Tu as une exclamation à la fois admirative et un peu folle.

Je sens le gel couler entre mes fesses, tes doigts préparer le chemin.

Pourtant, je suis surprise quand tu entres le plug large et froid, doucement… lentement…

Tu jouis de ce que tu me fais, tout autant que du spectacle que tu t’offres.

– Prends-moi, mon Prince… prends-moi… !

– Non… pas tout de suite… j’exploserais avant même de t’avoir complètement pénétrée… Laisse-moi graver ce moment dans mon esprit…

Je suis pleine de ce jouet en pierre qui se réchauffe lentement, soumise à ton regard, à tes caresses…

Tu me regardes couler sur tes doigts en me demandant d’aimer Lisbonne toute ma vie.

Enfin, tu te relèves et entres en moi avec une lenteur incroyable.

Le plug est bien plus gros que celui que tu m’avais offert à Haarlem, alors, je te suis reconnaissante de cette douce, de cette lente pénétration.

– Putain ! Je me sens encore plus à l’étroit que d’habitude… je sens toutes tes palpitations… C’est bon… !

Je resserre un peu mes jambes.

– Et là ? C’est comment, mon Prince ?

– Divin… c’est divin… !

– Tu as les yeux ouverts ou fermés ?

– Ouverts… je regarde Lisbonne comme je ne l’avais jamais fait avant…

– Oh… !

– Oui… c’est ça… laisse-toi emporter… submerger…

Tu sors presque totalement de moi.

J’ai l’impression de découvrir les moindres reliefs de ta queue et je me déconnecte de la réalité… Je suis transportée ailleurs… dans un univers de sensations incroyables…

Tu entres… tu sors..

Parfois vite ; le plus souvent, lentement.

J’écarte et serre mes cuisses au gré de nos sensations… dans une parfaite harmonie avec les mouvements de nos corps…

Comme hier, tu cries dans cette langue extraterrestre…

Je sens mon plaisir inonder mes cuisses, mes jambes.

Tu t’agrippes plus violemment à mes hanches et je sens ton corps chavirer sous la puissance de ton orgasme.

Tu pousses un cri rauque de Maître de l’Univers et alors, sans même avoir besoin de me retourner, je sais que tu es, toi aussi, pris dans cette vague de jouissance absolue.

Tu m’entraînes dans ta chute et c’est comme si nous tombions au ralenti… sans aucune douleur.

Tu es toujours en moi. Je vois tes mains trembler de plaisir. Je tourne un peu mon visage et nos regards se croisent.

Je ne suis que jouissance…

Tu n’es que jouissance…

Respirer, déglutir, tout ce que nous faisons devient orgasme.

Tu me dis des mots très tendres en portugais et je jouis d’entendre ta voix comme tu jouis de sentir ces mots s’échapper de ta bouche…

Nous savons que cet état second va durer quelques heures encore.

C’est ce qui nous donne le courage de nous habiller pour aller prendre notre petit-déjeuner en ville.

Dans le couloir qui nous mène à l’ascenseur, j’ai l’impression que nos corps étincellent, comme auréolés du halo du plaisir que nous ressentons.

Voici ce qui arrive ensuite

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