Dans les cieux (2015)


saint jean de dieu murillo
9:35 Nossas almas subirão em céus
Puis, nous reviendrons sur terre…
Écoute ça

Mon pas s’accélère dans le hall d’embarquement dès que je t’aperçois.

Je voulais te surprendre en mettant mes mains sur tes yeux, mais tu te retournes et je ne vois que ton regard.

Ton regard… j’y lis ton sourire…

Le bruit de tes pas, c’est déjà la mélodie de ta voix ! Tu as pu te libérer facilement ?

– Tu es plus prévoyant que moi… j’étais prévenue depuis près d’un mois !

– Pourquoi ne m’avoir pas confirmé que tu venais, les fois où nous nous sommes rencontrés depuis ?

– Je suis bien élevée, mon cher, je ne parle JAMAIS la bouche pleine !

– Regarde-toi ! Tu ris comme une gamine !

Toute occupée à regarder tes yeux pétillants, la commissure de tes lèvres si tentantes, je n’avais pas remarqué que tu n’as pas mis ton pantalon magique, celui que tu avais improvisé au Rijksmuseum…

J’ai un petit pincement au cœur que tu n’y aies pas pensé, mais tel un oiseau apeuré, ce sentiment fugace s’est envolé dès que j’ai commencé à l’entrapercevoir.

Tu es là, nous allons nous offrir quelques jours ensemble, c’est tout ce qui importe !

103101-48503_3110L’avion va bientôt décoller, j’ai aimé comment tu as éclaté de rire quand je t’ai expliqué qu’au moment où l’avion s’arrache du sol, ça me procure des fourmillements dans le sexe.

Tu peux me dire ce qui ne t’en procure pas ?

– Ta perception est faussée, puisque dès que nous sommes ensemble…

Une fois encore, j’ai aimé ton sourire.

Un sourire complice… comme si nos deux âmes étaient assises sur le bord d’un trottoir tels deux mômes farceurs…

L’avion a commencé à se diriger vers la piste d’envol.

Quand il a commencé à prendre de la vitesse, tu as glissé ta main dans la poche de ma robe magique…

Tu t’es penché vers moi et m’as murmuré :

– Il y a une surprise pour toi dans ma poche…

Un mot doux ?

Ça fait des mois que je te tanne pour lire enfin ton écriture manuscrite.

Ça fait des mois que tu me réponds que je la verrai au moment où je m’y attendrai le moins…

Je glisse ma petite main gauche dans ta poche et ce que je sens sous mes doigts me comble au plus haut point !

Je fronce les sourcils, fais semblant de me fâcher.

Ne me dis pas que tu n’avais pas le temps de découdre proprement tes poches !

– J’ai fait des essais… mais… comment te dire ? Sentir les lambeaux effilochés… Ça m’excite plus que quand la poche est bien décousue… Je suis pervers, tu crois ?

– Un doux pervers, mon Prince ! Un doux pervers… Mais aussi un méchant garçon, qui aura bien mérité sa punition !

– Oh, oui, punis-moi !

– Ah… à toi aussi, ça te fait des trucs pendant que l’avion décolle ?

– Normalement, non… mais comment dire ? Les palpitations de ton sexe sont contagieuses… et puis, le bout de tes petits doigts si doux...

Je te caresse du bout des doigts, mais ton sexe n’est pas très accessible, l’ouverture de ma poche étant bien plus grande, tu peux manœuvrer plus à ton aise.

Tu peux varier la gamme de tes caresses, alors que je me sens limitée dans les miennes.

Les hôtesses commencent à distribuer les plateaux repas.

Tu me demandes si je veux jouir avant ou après la collation.

– Pourquoi ? C’est fromage OU dessert ?

– Gourmande ! Moi, ce sera après…

– De toute façon, j’arrive à rien dans cette position…

– Ne dis pas n’importe quoi, ma douce !

En disant ces mots, la caresse que tu m’offres, rouler mon clitoris entre le bout de tes doigts, me fait jouir violemment.

J’aime le sourire innocent que tu adresses à 20090409-gouterl’hôtesse à ce même moment.

Nous abaissons notre tablette et, à contrecœur, je sors ma main de ta poche.

Est-ce la position dans laquelle je me trouve ? Mais je sens mon sexe couler plus qu’à l’ordinaire…

Dès que les plateaux sont débarrassés, les tablettes relevées, nos mains reprennent leur douce activité.

Tu sors des écouteurs, en mets un dans une de tes oreilles et me tends l’autre.

– Caresse-moi en écoutant ça…

Je me demande quelle musique tu as prévue pour cet orgasme en plein ciel.

Une fois encore, tu me surprends…

Putain… ta voix… tes mots… !

J’aurais dû y penser moi aussi… tout en te caressant, tu m’expliques ce que tu aurais voulu me faire si j’avais été à tes côtés.

Tu me sais avide de détails, alors tu me décris tout, pour que je visualise bien la scène, l’état de ta queue, comment tu te branles, les sensations au niveau de ton corps.

Et tes fantasmes sont à l’image de nos rencontres, tout à la fois doux, violents et sans aucun tabou.

Et ils s’entrechoquent…

Tu t’imagines soumis, attaché, à ma merci…

Tu m’imagines soumise, attachée, à ta merci…

Je ne sais pas quelle en est la cause, mais ma main est plus agile et s’enfonce plus profondément dans ta poche.

Je peux même sentir tes couilles épilées de frais…

J’aime aussi sentir ta queue grossir et durcir plus encore quand je la serre à sa base…

Alors, je fais glisser mes doigts vers ton gland et joue avec le bout de ton prépuce, avant de te branler la hampe.

Deux de tes doigts écartent mes lèvres pendant qu’un troisième vagabonde de mon clitoris jusqu’à l’entrée de mon vagin, sans y entrer…

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Je ferme les yeux, vibrante de toutes ces sensations…

La douceur et la force de tes caresses…

La douceur et la dureté de ta queue sous mes doigts…

La douceur et la violence de tes mots dans mon oreille…

Ta voix si grave, troublante et troublée…

Enfin, nous jouissons ensemble, tous les trois.

Nous deux côte à côte et toi, tout seul dans nos oreilles.

Alors, j’ouvre les yeux et mon regard croise le tien, nous nous renvoyons le même sourire.

Heureux.

Comblés.

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Peu de temps après, l’avion amorce sa descente. Puis nous atterrissons.

Le taxi nous emmène vers l’hôtel, mais je ne vois que tes yeux, ton sourire…

Quand mon regard se pose sur nos mains unies sur ma cuisse, une bouffée de désir s’empare de moi.

Le taxi nous dépose.

Pendant que tu récupères les clés de notre chambre, je m’aperçois que tu parles portugais.

J’en suis surprise, sans l’être tout à fait non plus.

Tu ouvres la porte de la chambre, t’effaces pour m’y laisser entrer en premier, puis la refermes en me disant de ta belle voix grave et profonde, excitante et excitée :

– Ma douce, ça va être ta fête !

Voici ce qui arrive ensuite

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