Dernière soirée, dernière nuit (2015)


27739-9De retour à Haarlem, après cette escapade sur la plage de Zandvoort, frigorifiés, mais heureux, nous avons fait une halte dans un café pour nous restaurer un peu.

Réchauffés et rassasiés, nous sommes rentrés nous coucher.

J’ai aimé comme tu m’as enlacée une fois la porte close.klimt-10

Dans mon dos, tes lèvres sur mon cou, ta main plongeant vers ma poitrine.

Comme lors de notre premier rendez-vous, je te sentais dur dans mon dos, j’entendais ton souffle, je me laissais faire et j’étais bien…

Soudain, ma peau s’est rappelée à mon souvenir.

Je la sentais se fendiller, irritée par le sable et le vent salé.

– Je dois aller me laver.

Musique idéale pour accompagner la suite de ce récit

Allongée dans la baignoire, déjà lavée, je profitais de la douceur de mes huiles de bain et m’enivrais de leur odeur, quand tu es entré.

Nu.

– Laisse-moi te regarder. Juste te regarder.

J’ai fermé les yeux, avec ce plaisir… flattée de te régaler par la vision de mon corps alangui et de mon visage apaisé.

Quand je les ai rouverts, l’eau était presque froide.

J’ai vu tes yeux mi-clos, tes mains qui musardaient sur ton corps, sur ton cou, sur tes joues… comme les caresses que tu aurais voulu que je te prodigue.

J’ai commencé à vider la baignoire. Le bruit de l’écoulement de l’eau t’a brusquement sorti de tes songes.

Ton regard…

Il me criait : « Non ! Pas déjà ! »

Alors, j’ai ouvert le robinet, attrapé les flacons d’huile, ai compté mentalement le nombre de gouttes tout en te souriant.

– Ferme tes jolis yeux et laisse-moi te guider…

Ta voix chaude, profonde était vibrante.

Je t’ai obéi avec plaisir et je me suis fait l’amour comme tu voulais que je me le fasse.

Avec tendresse.

Avec passion.

Une fois encore, j’étais l’instrument, mais également le virtuose.

Ce concert a duré assez longtemps pour que l’eau redevienne froide.

J’ai vidé la baignoire, me suis levée, suis passée devant toi pour m’allonger, encore mouillée, sur le lit.

Sans un mot.

Toi aussi, tu t’étais tu.

Juste nos respirations pour rompre le silence.

Tu m’as suivie, m’a regardée.

Tu t’es agenouillé et tu as commencé à me sécher avec tes caresses et tes baisers.

Ton plaisir, celui que tu prenais, était palpable sous tes doigts.

Chacun de tes gestes m’indiquait la force du plaisir que tu ressentais.

Nous ne nous regardions même plus, mais nous nous voyions quand même.

Alors, tu t’es remis à parler.

Ta voix était encore plus chaude, encore plus profonde, encore plus vibrante.

Chacun de tes mots avait la précision d’un coup d’archet de Yehudi Menuhin et produisait sur moi l’effet escompté.

Tu l’as remarqué et me l’as dit.

Tu t’es allongé à mes côtés et nous avons composé à deux cette mélopée.

long-exposure-photographs-of-fireflies-1Ma voix aussi était chaude, profonde et vibrante.

Mes mains aussi tremblaient de précision, et quand je cessais de parler pour t’embrasser, chacun de mes baisers était un mot encore.

Nos deux corps ont commencé à danser au son de cette mélodie.

La nuit était si avancée que les étoiles fatiguées semblaient être parties se coucher.

Je ne sais plus dans quelle position nous nous trouvions quand ton sexe est entré dans le mien.

Ce que je sais, c’est que je me suis sentie pleine de toi.

Il m’a semblé sentir ton plaisir exploser au fond de moi.

Et pendant un instant, la vie nous a désertés.

Mais ce n’était pas la mort.

Tout son contraire.

Pourtant, ce n’était plus la vie.

Le trajet du retour vers Paris

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