Mercredi matin (2014)


Un rayon de soleil a réussi à traverser les volets clos pour me réveiller et me permettre ainsi de t’observer endormi.

Tu sembles apaisé.

La lumière de l’aube t’illumine.

Tu ressembles à un ange assoupi d’un tableau du 18ème.

Mon cœur se gonfle d’un sentiment étrange.

A la fois doux et violent.

Tellement apaisant qu’il m’affole.

Plus je te regarde ainsi, abandonné, moins je peux résister à l’envie de te caresser.

Une fois encore, je ne sais quel plaisir je devrais sacrifier :

Si je me contente de te regarder, mes mains, ma bouche seront orphelines de ton corps.

Si je les comble, mes yeux ne pourront plus jouir du spectacle de toi alangui, repus d’amour…

Tu me fais vivre un sacré dilemme !

Le soleil d’automne commence à se réveiller lui aussi.

Et lui peut te caresser tout à son aise de ses rayons sans craindre de te réveiller…

Il m’a apporté la solution !

Je me fait alizé, mes lèvres restent à bonne distance de ta peau.

Ni trop près pour qu’elles ne te réveillent pas.

Mais suffisamment pour que mon souffle te frôle…

J’aime « presque t’embrasser », mais interdire à mes lèvres de se déposer tout à fait sur ta peau.

De la base de la nuque jusqu’aux talons.

J’aime le mouvement de ton bassin quand j’arrive au niveau de tes reins.

Je regarde tes fesses, prêtes à se tendre sous cette caresse, en songeant à tous ces plaisirs qu’elles nous ont offerts jusqu’à présent…

Je n’en peux plus…

J’ai remarqué que ton corps cherchait à se rapprocher un peu plus de mes baisers.

Alors, tendrement, j’en joue un peu.

Je recule mon visage…

Le déplace vers le côté.

Cette ruse fonctionne à merveille… !

Te voilà bientôt sur le côté.

Puis, presque sur le dos.

Mon stratagème a fait long feu !

Je te caressais de mon souffle, quand j’ai senti tes mains attraper mes bras sous les aisselles.

Tu m’as allongée sur ton corps.

Je me blottis dans tes bras.

Nos caresses sont tendres…

Nos baisers aussi…

Notre désir est plus fort  que tout.

J’ondule sur ton ventre pendant de longs moments avant de m’en rendre compte.

La lueur dans ton regard me transperce.

– Laisse-moi faire… Laisse-moi t’aimer…

C’est avec cette douceur et cette sensualité que je t’embrasse

Je reprends mes caresses et mes baisers, mais en m’autorisant à laisser courir mes lèvres et mes mains sur ta peau…

En évitant soigneusement d’embrasser ou de toucher ton sexe, qui en frémit pourtant de désir…

Je le contourne tout en continuant à repter le long de ton corps…

Tu n’as même plus la force de réprimer ce petit cri d’envie déçue !

Tu n’en as plus la force, ou pas l’envie…

Parce que tu sais aussi très bien son pouvoir érotique sur moi.

Ma langue passe de ton ventre à ta cuisse gauche quand tu gémis à nouveau en écartant un peu plus les cuisses…

Ma langue vibre alors et suit cette jolie courbe le long de l’aine.

Tu en profites pour écarter entièrement tes jambes.

Tu prends ma tête entre tes mains et la positionnes délicatement sur tes testicules…

Tu sais combien j’aime les gober…

Je m’y emploie donc avec une ardente douceur.

Je sais que tu aimes ce genre d’oxymore…

Ton goût…

Ton odeur…

Ma bouche plonge entre tes cuisses encore un peu plus…

Tu te relèves un peu, plaques mon visage…

– Regarde-moi…

Ta voix pendant cette douce requête…

Comment y résister ?

Pourquoi y résister ?

Je plonge dans ton regard abandonné et y vois le reflet de celui que je t’offre…

Quand le bout de ma langue atteint ton anus, tu pousses un soupir teinté de râle…

Mon sexe humide explose sur ton pied et tu le sens.

Tu m’allonges contre toi, remontes légèrement ma cuisse gauche et rentres en moi.

Comme le voyageur après un long périple…

Avec ce même sentiment…

Je te dis « Welcome back home, honey! »

Et tu comprends que ce n’est pas un trait d’humour…

Juste un voile pudique pour te dire ce que nous ne nous dirons jamais…

Tu me fais l’amour lentement, tendrement…

Je te fais l’amour tendrement, lentement…

Nous nous faisons l’amour intensément, éperdument, totalement…

La beauté de tes mains sur mon ventre est à couper le souffle… !

Nos respirations, nos gémissements entament un dialogue qui va crescendo…

Ta main qui se crispe sur ma hanche tandis que l’autre s’agrippe à mon sein, ta bouche qui ne peut s’empêcher de mordre la naissance de mon épaule quand tu jouis…

J’ai l’impression que je me suis évanouie sous la puissance de mon orgasme…

Tu es presque tout mou à l’entrée de mon vagin, c’est en entendant ta voix que j’ai l’impression de me réveiller…

– C’que c’est bon… ! C’que c’est bon… ! C’que c’est bon… !

Nous avons faim, mais aucune envie de quitter ce cocon de béatitude…

J’ai, nous avons encore une fois la sensation d’avoir franchi un cap vers le chemin de l’intimité absolue.

Je sais que tu avais cette musique en tête, en ce doux matin

Comme il n’y a pas que le sexe dans la vie…

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