From London-St-Pancras à Paris-Gare-du-Nord (2014)


Nous ne voyagerons pas dans le même train pour le retour.

Alors, nous profitons de ces derniers instants londoniens pour vivre pleinement la fin de cette parenthèse.

J’ai aimé ces journées où je pensais à toi et à nos retrouvailles en début de soirée, prélude à la nuit qui allait suivre.

Je sais que tu les as aimées aussi.

J’ai aimé pouvoir te prendre la main dans la rue et t’embrasser à pleine bouche aussi souvent que j’en avais envie.

Je sais que tu as aimé aussi.

J’ai aimé me laisser couler dans notre histoire, m’y abandonner, sans chercher à contrôler quoi que ce soit.

Je sais que tu as aimé aussi.

Nous nous sommes séparés devant l’hôtel, je ne veux pas que tu m’accompagnes à la gare.

Les adieux sur les quais, très peu pour moi !

Même si nous nous reverrons dès que possible, me déchirer, arracher mon corps du tien, avant de courir prendre le train, ça me serait insupportable.

Tu as croisé un confrère dans le hall de l’hôtel.

On avait réussi à éviter ce moment gênant durant toute la semaine, et là, voilà cet homme qui déboule et fonce droit sur nous…

– I introduce you my… er… how tell you? I dont’ know the word in English…

– Wife? Mistress?

– No, if it was only about that… It is much more subtle… and so simple and complicated at the same time…

– Nice to meet you, Lady!
Il nous a laissés seuls, mais semblait interloqué de découvrir une facette de toi qu’il ne connaissait pas.

Mon taxi est arrivé.

Une dernière étreinte.

Un dernier baiser.

Je ne me suis pas retournée dans le taxi.
Déjà, je n’aime pas la sensation de me dévisser la tête et puis, la vision de toi sur le trottoir, t’éloignant de moi, pour finir par n’être qu’un point dans la foule.

Non, hors de question que je ressente cette brûlure !

Dans le taxi, j’ai regardé défiler les rues, sans les mémoriser.

J’ai brusquement pris conscience que je suis imbibée de toutes ces sensations que j’ai vécues avec toi, à Londres.

Avec toi, depuis notre premier rendez-vous.

Avec toi, depuis ce premier message privé que tu m’as envoyé.

Celui devant lequel je suis restée interdite, à me demander si j’en comprenais bien le sens…

Alors, je t’ai posé, franchement, la question.

Ta réponse a fusé, toute aussi franche.

Et puis, je repense à ce battement de coeur un peu plus fort… bien avant…

Quand je postais un commentaire, ou une image et que je constatais que ça t’avait plu.

Mon coeur ne s’emballait pas, non ! Mais il y avait un battement, juste un, rien qu’un, qui était plus fort que les autres.

497ad-eurostar-stpancras-boardJe suis arrivée sur le quai sans même m’en rendre compte.

Je suis montée dans le train, me suis assise, ai sorti mon livre et pensé lire en attendant le départ du train.

Impossible de lire le moindre mot !

C’est comme si je ne savais plus lire.

Les lettres dansent, forment de beaux dessins, mais je ne peux les déchiffrer.

Alors, je ferme le bouquin et mets mes écouteurs….

C’est toi qui as découvert, pour moi, cette version acoustique, mais d’abord ça a été moi qui t’ai fait découvrir la version studio ! Je sais bien qu’elle raconte une journée pourrie, mais je trouve le rythme hyper animal, sensuel….

Ta tête, quand je t’ai dit : « C’est le genre de morceau qui parle tout bas aux filles… »

Encore un souvenir qui me rend heureuse… Juste, cet échange de regards.

Le train roule depuis un certain temps déjà.

J’écoute toujours de la musique, les yeux fermés, en me laissant envahir par toutes ces sensations, ces souvenirs, qui m’assaillent.

Tes caresses, tes baisers, tes mots doux ont laissé leur empreinte sur mon corps.

C’est comme si tu étais à mes côtés et que tu me regardais.

J’aime ton regard quand il se pose sur moi, il me rend si belle… !

J’ouvre les yeux, je sais que j’ai un sourire béat aux lèvres.

Tu n’es pas à mes côtés…

Tu es en face de moi !

– Mais… le train était complet… Comment as-tu fait ?

– Enfin ! J’ai cru que tu allais dormir jusqu’à Paris !

– Je ne dormais pas… fallait me secouer pour me faire ouvrir les yeux !

– J’ai failli te dire « Billet, s’il vous plaît ! » , mais je n’avais pas d’uniforme de contrôleur sous la main !

Ton sourire… ces étoiles dans tes yeux… tu es content de ton effet et dans tes yeux, à ton tour, tu es un enfant !

– Mais comment as-tu fait ? Je croyais qu’il était impossible de trouver la moindre place dans ce train ?

– À cœur vaillant, rien d’impossible !

– T’es trop con ! Elle est même pas de notre époque, cette devise !

Tu te lèves soudain, me prends la main…

– Viens !

– Toujours adepte des galipettes ferroviaires, ma douce ?  (pour comprendre l’allusion, il faut avoir lu ça)

– Il n’y avait personne dans le train… là, il est bondé !

– Un peu comme un bus parisien aux heures de pointe ? (pareil, pour comprendre, il faut connaître cette « aventure ») 

– Tu ne semblais pas t’en plaindre !

– Sans vouloir te paraître présomptueux, je pense que tu ne t’en plaindras pas non plus !

@Apollonia Saintclair

Tu me plaques contre la paroi de cet « entre deux voitures » et sans que tu aies besoin de me le demander, je lève les mains bien haut au-dessus de ma tête, écarte mes jambes, me cambre comme tu aimes que je le sois, et comme j’aime me sentir cambrée.

Ta langue…

@Apollonia Saintclair

Putain, ta langue entre mes fesses… !

Tu les écartes.

Je sens que tu recules ton visage.

Je sais que c’est pour jouir du spectacle.

Ta langue, le bout de tes doigts se font plus précis…

Putain, c’est tellement bon…

J’essaie, à plusieurs reprises, de reculer mon bassin, pour que ta langue puisse s’aventurer plus loin dans ma fente.

Mais tu ne comprends pas…

À chaque fois qu’on entend le pshhh de la porte, tu te redresses et fais semblant de parler avec moi.

– Pas la peine d’onduler de la croupe, je veux que tu vives pleinement l’extase de cette caresse-là !

Putain, quand tu m’as dit ces mots… plaqué contre mon dos… ta voix… ton souffle… mais aussi le tranchant de ta main entre mes fesses…

Je n’avais envie que d’une seule chose…

Toi…

En kaléidoscope…

Partout sur et dans mon corps…

Tu as repris tes caresses avec ta langue et je me laisse enfin aller…

Une partie de mon cerveau enregistre qu’il y a eu au moins deux pshhh où tu ne t’es pas relevé.

Trop occupé à prendre tout ce plaisir en m’en donnant autant…

@Apollonia Saintclair

L’orgasme m’a coupé les jambes…

Tu as réagi avant que je ne tombe.

J’ai la sensation d’être une poupée de chiffon entre tes mains…

Ton pantalon est humide.

Ça se voit.

Du moins, je le vois.

Je ne vois que ça.

Et je ne peux pas résister à l’appel.

– Viens, on va dans les toilettes… j’ai trop envie de te sucer, mais j’ai besoin d’être assise….

J’aime le sourire « content de moi et vachement fier en même temps », qui naît sur ton visage.

Quand nous rejoignons nos sièges, plus tard, après la pipe « sous le tunnel » (hasard du timing), tu me dis qu’il y a une chose qui te turlupine (ah ah!) depuis lundi.

– J’arrête pas d’y penser… Ne le prends pas mal, mais tu es venue à Londres pour essayer d’être avec moi le jour de notre anniversaire. Mais de quel anniversaire parles-tu ? Ce n’est pas celui de notre premier rendez-vous, ni d’aucun de ceux qui ont suivi, ce n’est pas celui de notre premier échange « contenant des mots, des images explicites »… Alors, quel anniversaire voulais-tu fêter ?

– Ben… quand on est ensemble, c’est toujours la fête… comme un anniversaire… Désormais, ce sera le jour, la semaine anniversaire de notre « première semaine d’anniversaire qui n’en était pas un à l’époque », ou, pour être plus concise « semaine de notre anniversaire londonien » !

Avant d’arriver à Paris, tu me dis que, puisque tu es en avance sur ton horaire de retour, on pourrait passer ce moment ensemble, par exemple aller boire un coup, voire manger dans une brasserie que tu aimes bien.

Encore quelques extra-balls de bonheur…

Comment pourrais-je ne pas succomber ?

Quand nous entrons dans la brasserie, je dis :

– J’veux pas dire, mais on aurait intérêt à se laver les mains avant de passer à table !

Tu ne comprends pas, puis le serveur nous indique les toilettes…

J’aime ton sourire amusé et blasé… et émoustillé aussi !

Les toilettes se prêtent tout à fait à l’exercice.

Il n’y a que deux WC.

Un pour les hommes, un pour les femmes.

Suffisamment spacieux pour prendre du plaisir avec un certain confort.

Je te suce avec tout l’amour que je voue à cette pratique.

J’aime ce cri que tu retiens quand tu jouis dans ma bouche…

– Putain, y’a pas à dire, les pipes, c’est différent d’un côté à l’autre de la Manche !

– T’es vraiment trop conne, parfois ! 

From London-St-Pancras à Paris-Gare-du-Nord (2014)Un autre lieu, de nouvelles étreintes

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